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jeudi 14 mai 2009

Frustration (Le Point Ephémère - Paris)

Frustration
Point Ephémère (Paris)
Mercredi 13 mai 2009

Bon, la soirée commençait plutôt mal. J'ai raté mon joli bus 279, du coup j'ai eu la mauvaise idée d'aller en prendre un autre un peu plus loin. Averse de petits grêlons. Je réussis quand même à arriver jusqu'à Montparnasse où je prends la ligne 6 ... rapidement paralysée suite à un colis suspect. Passons.

C'est donc avec un peu de retard que je me retrouve devant le Point Ephémère, cette sympathique salle située en plein quartier boboïsant de l'élite infographiste parisienne (note : l'habitant du Canal de l'Ourcq est un petit être suffisant, sûr de lui, qui pense qu'il sera réincarné un jour dans un pull Jacquard trop court).

J'y retrouve un autre chroniqueur impartial de la scène dark, Operator, en train de savourer un délicieux repas végétarien, accompagné de Bébert. Maxime nous rejoindra un peu plus tard, malheureusement sans son imperméable si seyant. Nous croisons rapidement Vincent avant de nous plonger dans l'atmosphère suintante de la salle, où le groupe a déjà commencé à jouer.

L'endroit est plein à craquer et j'hérite malheureusement d'une place où le flux et le reflux de mégères à franges ou de photographes amateurs filiformes finissent par pourrir un peu l'ambiance de ce concert. Heureusement, Frustation se donne à fond sur scène, réussissant à mélanger un côté très bon enfant avec une parfaite exécution des morceaux. L'influence Joy Division est bien sûr toujours palpable, mais les sonorités électroniques froides, entre modernité et puissance analogique, apportent une touche singulière et un style bien à eux.

Il est indéniable que le groupe s'amuse sur scène et c'est sans prise de tête que d'excellents titres, comme No Trouble ou encore Too Many Questions, s'égrèneront pendant la prestation. Le morceau le plus attendu par le public reste le bruitiste Faster. Après une petite pause, le groupe reviendra pour un rappel énergique, constitué entre autres d'une reprise d'un morceau d'une obscure formation et du classique Blind.

Je finirais avec une petite pensée émue pour le boulet de la soirée, sorte de gotho-punk, qui tentera vainement de "stage-diver" à trois reprises, se vautrant lamentablement sur le sol à chacune de ses tentatives.

lundi 4 mai 2009

Dernière Volonté & Naevus (Café de la Danse - Paris)

Dernière Volonté & Naevus
Café de la Danse (Paris)
Samedi 2 mai 2009

C'est en petit comité que nous arrivons devant la salle de ce concert organisé par l'association Au Delà Du Silence. John est là, ayant quitté sa lointaine province le temps d'un week end, accompagné des franciliens Maxime, Sylvain et Thomas. Face à l'entrée, nous décidons à l'unanimité de manquer les gothisants Soror Dolorosa, préférant aller faire un tour dans une petite épicerie locale pour y récupérer du carburant liquide à base de houblon et de la bonne charcuterie.

Une fois ravitaillés, nous patientons devant la salle où se masse un public constitué d'un mélange de goths, métalleux à treillis et dark folkeux. Très rapidement, les premières notes du concert de Naevus se font entendre. Je prends cependant le temps de finir ma bière à l'extérieur avant d'aller assister à la prestation des londoniens (bah il faut bien se fixer un ordre des priorités non?). 

Bon, je dois avouer que je n'avais jamais écouté Naevus avant cette soirée. J'y découvre donc un set constitué d'une dark folk sympathique mais assez classique, rappelant à mes oreilles les germaniques Orplid. Cela ne restera pas gravé dans les arcanes de ma mémoire mais j'ai passé un bon moment, ce qui est déjà pas mal.

Naevus

Arrive alors l'heure de Dernière Volonté.

Le groupe a réalisé quelques changements scéniques depuis la dernière fois où je les avais vus. Une attitude bien moins martiale pour Geoffroy, qui nous gratifie de quelques pas de danse très eighties qui conviendraient peut-être plus à son projet Position Parallèle. Malheureusement, son chant continue à rester l'un des points faibles sur scène, souvent approximatif et parfois faux.


Dernière Volonté - Au Travers Des Lauriers

De son côté, le percussionniste Pi garde une attitude très "military pop" et assure sobrement le spectacle. Il lâchera un petit regard méprisant lorsqu'un "joyeux drille" du public lance un "Etienne Dachau" d'un goût douteux. Le groupe pioche dans son répertoire qui commence à être conséquent, jouant même le particulièrement suave Douce Hirondelle. Le set se termine par Mon Mercenaire, titre culte hautement efficace porté par la rigueur métronomique du jeu de Pi. 

Finalement, il s'agit pour ma part d'une prestation en demi-teinte. Je continuerais à préférer leur performance lors du mini festival Silence Absolu, pour son intensité.

jeudi 10 juillet 2008

My Bloody Valentine (Le Zénith - Paris)

My Bloody Valentine
Le Zénith (Paris)
Mercredi 9 juillet 2008

Bon, j'avoue que c'était avec pas mal d'appréhensions que j'allais voir ce groupe qui avait marqué ma déjà lointaine jeunesse.

Qu'était donc devenu ce combo qui n'avait finalement pas fait grand chose depuis la sortie de Loveless? Il y avait bien eu quelques expériences, telle que le travail réalisée par Kevin Shields sur la bande originale de Lost In Translation mais cela était resté bien ponctuel.

De plus, le lieu de la rencontre semblait bien mal choisi: Le Zénith, cette boîte de conserve à l'acoustique il faut bien le dire déplorable.

Et bien la surprise fut bonne et même très bonne! Si le show a semblé commencer calmement, bien vite je suis tombé sous le charme des morceaux du groupe, illustrés par des vidéos psychédéliques à base de fleurs, extraits de films et créations abstraites.


Mais c'est à la fin de You Made Me Realise que le déluge de décibels commence vraiment. Une véritable attaque sonique face à laquelle rien n'est possible! Le public subit un quart d'heure de bruit furieux, à rendre jaloux Masami Akita.

J'ai d'ailleurs l'impression que le son est de plus en plus fort, forçant quelques personnes à se boucher les oreilles avec les moyens du bord et pour certains à fuir "lâchement" face aux assauts de la Jazzmaster de Shields.



Moi même, en dépit de forts jolis bouchons en mousse, je suis submergé par ce puissant son (note: le volume sonore de ce final dantesque aurait oscillé autour de 125dB, le reste du concert ayant été plus raisonnable, avec un "petit" 115 dB).

Malheureusement (mais sans doute heureusement pour nos fragiles oreilles), la loi française étant ce qu'elle est, ce dernier morceau fut coupé assez brutalement, suite apparemment à une décision des techniciens du Zénith. Le groupe paraît furax, Kevin Shields ayant en plusieurs occasions fustigé le comportement de l'organisation qui les empêchait de jouer au volume désiré.

Les musiciens peuvent cependant reprendre pendant cinq dernières autres courtes minutes, après quoi la fée électricité est définitivement mise hors de portée de nos Irlandais.


Un concert énorme donc, qui n'a pas laissé indifférent, le public ayant soit détesté soit adoré. Je me suis d'ailleurs demandé, face au rejet de certains, si ces derniers connaissaient vraiment le groupe et s'ils n'étaient pas là que pour faire acte de présence (le fameux "j'y étais") et suivre une quelconque hype "inrockuptible".

Vivement leur prochain passage (dans une meilleure salle si possible).

Franck


Première partie:
Le Volume Courbe


Setlist:
I Only Said
When You Sleep
(When You Wake) You're Still In A Dream
You Never Should
Cigarette In Your Bed
Come In Alone
Only Shallow
Thorn
Nothing Much To Lose
To Here Knows When
Blown A Wish
Slow
Soon
Feed Me With Your Kiss
Sue Is Fine
You Made Me Realise


http://www.mybloodyvalentine.net/
http://www.myspace.com/mybloodyvalentine
http://www.mybloodyvalentine.co.uk/